La Roulotte de Casimir

La route des crêtes

L’alerte providence.

Au temps de rebrousser le bataillon, à quelques cinq kilomètres de Marciac, dans l’allure pesante de nos pieds en retour, bien nous en a pris de ne pas forcer le passage. A l’orée d’un beau vallon, voilà que s’établira la magie d’une nouvelle rencontre. Et tout change à nouveau, tout devient. Clins d’œil, trait d’union, amour du même rêve, l’entreprise retrouve son goût de la forme et son envol.

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Grâce au prêt de la jument Roxane, dont nous remercions son propriétaire Olivier et remercions de surcroît pour le bois, le foin, le grain, l’amour des histoires équines et du monde en général. Nous parviendrons allègrement en trio en haut des collines Gercoises, initialement inaccessibles à notre attelage en pair. Les chansons et les fous-rires flambent à l’unisson et tremblent de l’humeur nouvelle. Après un départ aveugle et sans lune, tout repart avec l’aventure en guise de fortune. Salut à vous, nomades Jourdan, Léa et Esteban pour le prêt d’un autre cheval, le surlendemain, Pablo le beau breton, afin de parachever les étapes pentues jusqu’à Vic-Fezensac.

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Merci à tous ces bons moments partagés de concert sur la route, compagnons de grandes choses et de ce qui s’applaudit, compagnons des ruées solidaires. Une belle découverte, sans controverse, où l’on peut s’aimer dans les semées d’étoiles. Sur les sentes des crêtes, nous sommes allés lentement, dans un temps passé de patience, sous les semelles du ciel, comme héritiers des vents, charpentés de soleil, de rêves, de nuages, de rêves dans les nuages , d’horizons marchés à reculons, de conductance à la libre existence, et d’incitation au sans-garantie, au sans devenir.

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Toute peine finit par trouver refuge, un bon coin de bon feu, une bonne soupe, un regard clairvoyant, un beau lieu.

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Les tracteurs sont à l’hôtel, en chambre box de luxe au centre équestre de Vic, gaillardement tenu par Samantha et Xavier, amoureux des chevaux aussi et voués à leur service. Un jour, deux jours, puis trois, une réparation de sabot, un moyeu de roulotte, quelques éternuements d’enfants, des cours de voltige à donner, attendre que la pluie cesse puis la rencontre, encore, toujours, belle et tendre avec laquelle il n’y a de cesse de partager. Prochaine étape, sinueuse et montante, Auch... A voir

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