La Roulotte de Casimir

On continue sous la pluie

Ça mouille de partout. Dès qu’il s’agit de bouger, il se met à pleuvoir. Alors les étapes se réduisent à quelques dix kilomètres maximum. Les cuirs se déchirent, la carriole s’embourbe.

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Notre quête pour le moment se réduit à trouver des tracteurs, faire tourner le mini groupe électrogène pour remplacer le solaire et exécuter des points de bourrelier. Le pays charentais est vallonné, les coups de colliers sont multiples, les chevaux fatiguent. C’est bien ainsi. Avec cette pluie et les étapes prolongées, ils ont le temps de se refaire. Les pâtures sont grandes et l’herbe semble bonne. Du retard a été pris sur notre calendrier. Pas moyen d’aller au galop, les ceintures de sécurité ne sont pas homologuées. Au pas, le temps de se dire bonjour au passage des villages, se renseigner sur la bonne direction, trouver une étape sur la route. Et tout s’enchaine comme le jour suit la nuit, la pluie les nuages, les ornières et le tracteur.

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Afin de rompre le pas nonchalant des chevaux, un étalon, ayant forcé son parc au passage de la roulotte, s’est attaqué à Casimir. Bon pépère, ce dernier n’a même pas bougé à l’agression du petit poney pendu à son encolure, mordant à pleine dent. La jument, jamais dans la demi-mesure lui décrochera un coup de sabot et le sbire sera de nouveau enfermé dans son parc.

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St Eugène, Baignes SainteRadégonde, Chevanceaux, Guizengeard, Montguyon, Cercoux, Lapouyade. Des rencontres, belles, uniques et singulières ; un ranch avec des Apaloosas ou nous découvrirons la vie de « old timer » et puis un bon vieux monsieur rompu par les années de travail, nostalgique des temps où les chevaux partageaient le travail des hommes en passant par un camp de nomades en yourte à Corsin, adeptes du mode de vie des peuples racines et enfin des viticulteur amoureux de leurs vignes et fervents de bons vins.

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St Denis de Pile, point de passage de la Dordogne.

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