La Roulotte de Casimir

Du levant au coucher

6 h 45

Le poêle, un thé, le givre qui fume la terre, les naseaux des chevaux qui fument aussi. Sortir dans le frimas automnal, ration d’orge, puis celui de brosse, licols, harnais, tout accrocher, que rien ne traîne, bâillements des enfants, sourires, rires, déjà, déjeuner, soleil et yeux s’enluminent.

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Il fait bon vivre au coin du feu, c’est leur secret. Habiller les enfants, habiller les chevaux, encaisser les cocottes, arrière, brancards, clic, clac, sécurité, frein à main, frein à pied, un, deux, trois, partons, allons, c’est le chemin qui mène, où que cela soit, c’est tout droit, toujours tout droit.

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Le roulis commence, un roulis de terre, sans mal et sans heurt, avec le cliquetis de traits et de palonniers, le claquement des pas, régulier comme un métronome, école, cuisine, sieste.

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Puis les bons pas ralentissent alors, quinze ou vingt kilomètres, les bêtes fatigues, les robes mouillent, les naseaux frémissent, on sent l’étape du soir. Installer le camp, monter le parc, nourrir, laver, chanter, écrire, dormir, rêver.

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