La Roulotte de Casimir

Quand le soleil se polarise dans la lune

La genèse de cette histoire, c’est un peu comme toutes les histoires ; au commencement, nous avons parlé, un verbe, un son. En pensant aller ou ne point aller sur le promontoire des rêves d’où s’étendent la joie et l’espérance, nous avons écouté et senti la solidité du monde, la fluidité des sens, la pérennité des âges et l’éphémère de toutes choses. Puis un soir est venu, un matin, un autre jour, cela dans l’attente muette d’une œuvre opérative. C’est alors qu’une voix subtile, comme un vent d’humeur instable, à fauté l’orthografe des jours passés. Cela créa le zéro. La sphère où tout commence ; tout commence, ceci est important.

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L’œuvre, estimée d’un œil critique, fut, à nos yeux, estimée valable, pleine d’attrait au plan esthétique, riche de trait sur le point éthique. Puis un soir encore, un matin, un autre jour... L’œuvre a prit sens, en mélangeant de la terre et du ciel, de l’eau et du vent, des temps absolus et des ailleurs incertains, du sable rouge de clepsydre à de la boue de création. Aventure... Là, se créa la coïncidence, fille du destin... Puis encore un jour, encore un matin et un autre jour. Plongé dans l’œuf du monde, la ligne s’est polarisée, le zéro s’est relativisé ; la fille du destin sortit de son ascèse. Une subtile dialectique trouva ses accords, vague et soluble dans l’air, légère en tout, sans rien de pesant ni de posé. Telle une horloge cosmique livrée à tous les temps, naquit la décision, conjuguée au principe donné à chacun d’entre nous en ce monde, le principe inaltérable des libres.

La liberté est de faire juste ce que les lois permettent... Montesquieu

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