La Roulotte de Casimir

L’âme erre

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Les jours poudreux de nos pas sabots ont côtoyé les rivages de la belle méditerranée, d’un côté de beau bleu et de l’autre de béton délavé où l’air du large a inspiré des constructions irrespirables. La mer était sage, si fraîche que ses flots étaient des pointes de plumes, au bord des pins avec le goût du vent, le grand vent se brisant sur les dunes. Les longues vagues de bleu tendre faisait briller sur le sable blond les étoiles populaires du soir dans notre rêve de voyage. Une autre vague, un peu écumante, revenait inlassablement chevaucher et baigner d’oubli le temps et son baiser.

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Nous avons parcouru les terres baignées entre les étangs marécageux trop tranquilles et les grands remous de l’air marin, les récifs lointains avalés par le vent et le mistral venant des montagnes avec son cortège d’odeur de pins et de thym. Nos regards méditatifs se sont posés sur les rayons cramés et magnifiques des couchants noyés dans les vifs reflets des eaux croupies des marais salants. Une étape de nuit, sans herbe pour les chevaux, devant le large céleste d’un grand noir sans lune, d’un noir fantastiquement profond.

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Le goupil en a profité pour passer par là sans se faire voir et manger une des poules de notre cheptel. Merci Richard, pour le don d’une tes siennes en remplacement de la nôtre, une cocotte noiraude et effrayé de son nouvel environnement. Merci de votre accueil à Mudaison, près de Lunel, le coup de machine à laver et les histoires d’humours partagés autour d’une grillade. Nous réitérons notre invitation à venir dans le massif des Ecrins, là où nous passerons l’été. La Camargue offre de nouveau les petites routes dont nous chérissons la tranquillité, c’est un confort après quelques heures de N113, avec les terres pleins centraux séparant les voies le long de la côte, les ronds points en enfilade, notamment à Palavas les flots et consoeurs.

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La petite brune Fiona a reçu ses nouvelles hipposandales, alors c’est reparti de plus belle, pas boiteuse et sans plus de klaxons, dans les premières chaleurs du bon printemps, les moustiques et les baignades rafraîchissantes.

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