La Roulotte de Casimir

Monlezun St Gaudens

C’est reparti, balancés sur le fil de la route, rêveurs d’une chorégraphie moins aventureuse, prêts à tout cependant. C’est reparti sur les grèves solidaires, nous laissant à nos pas sans soucis, tristesse et gaieté ensemble confondus.

(BMP)

Les paysages par leur beauté et sans cesse attisent à nouveau le voyage que jamais le temps n’use. Une route sans personne, un temps de chien à ne pas mettre un chat dehors. Les vents jouent aux vagues, se prêtent à tout noyer dans les eaux de pluies. Il y aura même de la neige sur le plateau de Lamnezan. Pas moyen d’apercevoir la chaîne des Pyrénées pourtant si belle à cet endroit. C’est alors que dans un tout emmitouflé dans nos manteau, l’allure allant d’un bon pas sous les bourrasques, alors que nous apercevions Bernadets, que tout fût sens dessus dessous.

(JPG)

La petite nouvelle Fiona, toujours aux aguets et craintive d’un rien, se prend de peur au coin d’un bois, s’affole, tire en avant, puis en arrière, fait un pas sur le marche pied du chariot, puis deux et s’en va ainsi grimper dedans pour ressortir par le côté en arrachant les armatures de bambous.

(JPG)

Pire, la bête se roule à terre et tombe dans le fossé à l’envers. (JPG) Merci à Casimir, rompu aux exercices de débardages, qui viendra au secours de la pauvre bête à la renverse en le tirant comme il l’aurait fait d’un tronc. L’affolement passé, les réparations effectuées, Bernadets Dessus,

(JPG)

là-dessus, nous accueillera dans un beau bois que des machines dévoreuses prenaient en taille.

(JPG)

Un grand salut à Milou lors de l’arrêt à Capvern, sur la voie romaine, et bonne chance à son projet de roulotte. Miramont, St Gaudens, le groupe électrogène définitivement détruit à coups de pieds nerveux pour insubordination à répétition, un arrêt de deux jours s’imposent afin de se réorganiser, hé oui déjà.

(JPG)

Un ranch nous accueille, des bons gens du monde du cheval, professeurs d’idéaux, de manades et de taureaux. La bonne rencontre du bon monsieur la débrouille, Dominique, vrai Monsieur bricolage pour nous dénicher la perle mécanique pour le courant électrique.

(JPG)

Lumière et soleil sont revenus, ils reviennent toujours, le gai rire en prime. Nous repartons francs de soucis, forts de nouvelles amitiés, vers Toulouse. Les chevaux tirent bien. La jument Tsarine est auprès de Casimir. Ils forment une bonne paire. La petite brune prend de l’aise et s’inquiète moins de son sort. Elle passera bientôt à l’attelage. Casimir est un bon professeur, régulier comme pas deux.

Répondre à cet article